Mane respire, vit depuis la nuit des temps. L’antique Rome conquérante y installa la via Domitia.

Le Haut-Moyen Âge (XIIème) dota le site de tout ou presque de ce qui fait, aujourd’hui sa haute valeur ajoutée architecturale….

La citadelle lui permit de regarder fièrement vers sa voisine Forcalquier, les résidences comtales assurèrent son prestige, le Pont Roman conduisit pour sa part les pèlerins les pieds hors de l’eau de la Laye vers le Prieuré de Salagon.

Les siècles passent et la plaine voit s’édifier le Petit Trianon de Provence au XVIIIe ou château de Sauvan. Mane, tout de pierre vêtu, bâti par tout le savoir-faire de maîtres maçons, fut également rebelle.

En 1851, c’est au cœur du village que démarra l’insurrection départementale contre le coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte, en 1871 où quelques jeunes solidaires de Paris assiégé en 1870 avec l’insurrection dite de la Commune, firent cuire un chien lors d’un banquet républicain. Depuis lors, Mane répond au sobriquet « Lei manjo can», les mange-chiens. Entre légende et réalité ?

Aujourd’hui, bien équipée (tous commerces, bureau de poste, maison de produits de pays, Maison Medico Sociale, aire de jeux, marché dominical…) Mane est une commune de 1393 habitants (insee 2015) qui a su regarder vers l’avenir sans renier les moments forts de son passé.

Le plus illustre des enfants du Pays,Henri Laugier, qui fut secrétaire général adjoint de l’ONU et co-rédacteur de la charte des Droits de l’Homme, doit fièrement veiller quelque part sur les destinées de son village.

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